Projet de solidarité internationale Vietnam 2015

La ludothèque, le quartier général…

Départ de l’hôtel. T&J (Thuy et Jean) nous présentent nos traducteurs, qui partageront avec nous cette expérience. Elle s’appelle Na, lui Hieu (dites Hiyo). Elle sort de l’Ecole Normale Supérieure des langues étrangères de 2004 à 2008 et suit depuis des études de comptabilité à l’université de Hué. Lui vient de terminer l’Ecole Normale Supérieure des langues étrangères. Elle a 27 ans, lui en a 24. Tous deux travaillent en tant qu’interprète pour la compagnie de T&J. Ils jouent un rôle important auprès des enfants parrainés : ils assurent les correspondances entre les parrains et leurs filleuls (traduction de lettres, bulletins scolaires…).

Nous commençons notre travail par la peinture de la ludothèque. Plus exactement, la préparation de celle-ci. A notre arrivée le mercredi matin (le mardi ayant permis l’achat et l’acheminement de tout le matériel), les ouvriers s’attelaient déjà à la tâche au bas de la bibliothèque. Le haut nous était réservé. C’est là que nous mangerons, nous reposerons, prendrons des décisions importantes. C’est le lieu principal des rendez-vous. A nous de l’aménager !

Première décision : peindre les étagères. Livres et appareils mis en sécurités, vis de fixation retirées, meubles déplacés sur un tapis à l’extérieur. Pinceau à la main, la moitié d’entre nuit était prête à blanchir les trois meubles.

Pendant ce temps, l’autre partie se faisait expliquer comment poncer la barrière (en béton) avant d’y appliquer l’enduit. Les ouvriers avançaient si rapidement que la barrière seule restait à enduire. Premiers coups de pierre à poncer et nous étions lancés. Peu de temps après, nous commencions l’enduit : cette pâte blanche qui ressemble à du plâtre qu’il fallait appliquer sur le mur pour le préserver de l’humidité. En effet, le béton est fait d’un mélange de ciment et de sable, ostensiblement plus de sable que de ciment. Ainsi, en cas de contacte avec l’eau, le sable présent en absorbe suffisamment et fait décoller la couche de peinture (qui n’est pas toujours imperméable). Avec plus ou moins de technique, plus moins que plus, nous blanchissions cette structure le matin et l’après-midi. Une couche étant posée, il faut faire la deuxième !

De retour chez nos cinq peintres en herbe, la situation est la même : deux couches à faire, après avoir attendu un certain temps entre les deux applications.

Au bout de deux jours, nous terminions la tâche que les ouvriers auraient faite en une journée. C’est un temps raisonnable pour des apprentis maçons.

Ayant apportés notre aide à l’édifice, nous laissons la suite des travaux entre les mains de personnes bien plus qualifiées que nous, non pour ne rien faire, mais pour nous occuper de la construction du mur pour le Comité Populaire.

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