Projet de solidarité internationale Vietnam 2015

Une ambiance de travail « chaleureuse »

Dès notre arrivée, les habitants sont venus régulièrement nous voir. L’eau nous était offerte par le Chef du Village, les fruits tantôt achetés par nous, tantôt donnés par des âmes généreuses. Bananes, letchi, ramboutan, pomme cannelle, venez découvrir les joies procurées par les fruits tropicaux. Nous eûmes droit à de la patate douce, délicatement cuite pour notre plus grand plaisir. Les adultes nous offraient des chapeaux, pour nous protéger du soleil, les enfants accourent parmi nous, regardent d’un œil attendri ces gens venus de nulle part pour construire un mur. Une vraie synergie accompagne la construction de ce mur, qui rassemble le village pour la bonne cause. Il semblerait que tout le monde soit au courant de la présence de ces 10 étudiants venus aider le village. Certains font le détour juste pour nous apercevoir. Il apparait ce sentiment agréable de symbiose ; nous ne sommes pas juste des étrangers venus accomplir un tâche et repartir. Nous partageons, échangeons et discutons avec la population, grâce à l’aide de nos traducteurs. Echange de regard, de sourire, même en l’absence de mots la communication existe. Trois jeune gens, aux couleurs de la France vêtus, nous font l’honneur de leur présence. Les jeunes demoiselles, ravissantes, attirent l’attention de certains. Elles semblent ne pas être indifférentes. Mais il ne faut pas se disperser, le travail appelle ! Le traintrain s’installe, vélo, boulot… apéro… dodo. Apéro ? Bien sûr ! Le traditionnel Nuoc Mia (jus de cannes) et le thé qui l’accompagne. Les boissons alcoolisées sont réservés aux débuts de soirées, aux évènements officiels, aux soirées. Avec modération ? Toujours. A titre personnel, je ne bois ni le jus de canne fermenté (le rhum), ni la bière qui me semble être la boisson la plus répandu à Hué (après l’eau, bien heureusement !).

 L’ambiance de travail reste donc agréable même si les conditions climatiques sont difficiles : il fait souvent entre 35 °C et 43 °C. Les nuages font rarement leur apparition, nous laissant exposés aux rayons solaires : le bronzage de tous est automatique, les coups de soleil ne sont pas rares. La chaleur et la lourdeur accentuent la transpiration dès le matin, à notre arrivée. Il est donc important de s’hydrater régulièrement et de ne pas stationner très longtemps au soleil. Les périodes les plus agréables ? Très tôt le matin, peu après le levé du soleil jusqu’à 9 h 30 et après 16 h 00. Les heures les plus chaudes ? Entre 11 h 00 et 14 h 00. Notre rythme de travail se fait d’ailleurs en fonction de ces fluctuations : arrivée à vélo entre 8 h 00 et 8 h 30 (20 à 30 minutes de trajet). Travail jusqu’à 11 h 00 puis repas jusqu’à 12 h 30 – 13 h 00. Ensuite, une heure de sieste pour reprendre jusqu’à 17 h 00. Retour à l’hôtel par le même moyen de locomotion que celui d’arrivée.

 Nous déjeunons principalement dans un petit restaurant à quelques pas de notre lieu de travail. Maisonnette en face du Comité Populaire. Le repas semble apprécié, à voir le nombre de personne qui y vient se sustenter. Un plat de base : le riz. Vous l’agrémentez de ce que vous pouvez : ne pouvant communiquer par les mots, le langage des signes devient naturel. Montrez donc ce que vous voulez parmi les plats proposés : omelette, plusieurs types de viandes cuites et de légumes, œufs durs, nems, sauces. Un peu de chaque, jamais beaucoup d’un, tout est rationné ! Méfiez vous de l’odeur alléchante, le piment peut vous empêcher d’apprécier correctement le repas. Vite, à boire. Demander du Green Tea (un thé au citron et au miel, particulièrement divin) avec de la Da (des glaçons), beaucoup de Da ! Vous prenez le temps de savourer ce repas, en contrôlant toutefois si votre voisin a reçu les faveurs de la serveuse, se laissant aller à lui mettre plus de viande qu’à vous. Des rééquilibrages se font alors à l’amiable, toujours dans cette chaleureuse ambiance : cela s’appelle le partage.

 Petite sieste, à la ludothèque initialement (jusqu’à ce que les ouvriers commencent la peinture de l’intérieur), puis dans la maison communale, au même endroit que la barrière. Le son des brasseurs d’air domine. Par moment, de légers ronflements témoignent des efforts fournis quelques heures plus tôt. Cet instant de repos ne doit pas être manqué, et se fait même après le Nuac Mia que d’irréductibles prennent après le repas. Chacun se réveille à son rythme, découvrant l’état de forme de ses camarades. On prolongerait bien cette sieste… Ne nous pressons pas, tant que le chef des travaux ne s’y remet pas, nous demeurons en pause. C’est ainsi que les jours les plus chauds, la reprise se faisait plutôt aux alentours de 14 h 30 et se poursuit jusqu’à 17 h 00, heure à laquelle nous retournons à l’hôtel, avec un arrêt parfois pour goûter.

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