Projet de solidarité internationale Vietnam 2015

Hué et sa célèbre Pagode

Hué

Ancienne Capitale Impériale du Viêtnam

Capitale de la Province de Thua Thien

Population : environ 340 000 habitants

Ville classé au patrimoine mondial de l’UNESCO

Jumelage avec la ville de Blois depuis 2007

Quelques kilomètres à vélo pour se mettre en forme…

Nous arrivons au domicile de Thuy et Jean. Petite maison à étage où vivent près de quinze personnes, soit trois générations. Ce mode de vie, c’est un choix de ce couple qui a un sens de partage exceptionnel. Vous aurez l’occasion de les connaitre un peu mieux prochainement.

Nous poursuivons notre route et arrivons à l’entrée du village Thuo Khuong… au pied de Chua Thien Mu (la Pagode de la Veille Dame Céleste). Une petite pause gustative pour gouteux cette crème de lait chaude faite à base de lait de soja, aromatisée avec du miel au gingembre et des glaçons. En face, un petit marché où nous trouverons fruits, légumes et autres articles de souvenir. Cette entrée, située sur la petite colline de Ha Khe, offre un point de vue exceptionnel de la Rivière des Parfums… Découvrons son histoire…

Thien Mu, ou la légende une inspiratrice divine…*

Le seigneur Nguyen Hoang, neveu de Nguyen Kim (ancêtre de tous les Nguyen) fut impressionné par la colline en forme de tête de dragon dont les villageois avait fait un lieu sacré. Une Immortelle vêtue d’une robe rouge et de pantalons verts serait apparu à des paysans pour prédire la construction par un seigneur d’une pagode sur cette terre éminente où convergeraient les forces célestes. En effet, les Veines du Dragon dessiné par la côte de cette colline, représente les forces vitales telluriques. Le souffle du Dragon Bleu (certainement représenté par la rivière) protège lui contre l’énergie du Tigre Blanc. Ainsi, la pagode construite en ce lieu est gage de prospérité et de longévité. Nguyen Hoang fit construire cette Pagode en référence à cette apparition.

Toutefois, la Dame Céleste ne s’arrêta pas là. Elle aurait également ordonnée la construction de la ville à quelques lieux de là. En remontant le fleuve, en brûlant trois bâtons d’encens, nous nous trouvons en face de la Cité Impériale. Cette histoire est donc la véritable origine du nom « rivière des Parfums », en référence à cet encens brûlé entre la Pagode Thien Mu et la Cité Impériale.

Chua Thien Mu, un lieu de culte Bouddhistes

Juste derrière les hautes marches de l’entrée de cette Pagode est érigée une tour octogonale de 21 m de haut, comprenant 7 étages. Ceux-ci correspondent aux 7  niveaux d’évolution de l’homme, traduisant les 7 réincarnations de Bouddha. Du côté gauche, une cloche de 3,285 tonnes et de 2,5 m de haut, pouvant être entendu dans un rayon de 10 km. De l’autre côté, une stèle de 2,58 m sur laquelle est gravée l’histoire de ce lieu, portée sur une tortue de marbre, cet animal étant le symbole de la longévité.

Derrière ces deux pavillons, le temple principal où nous assistons à une cérémonie. Les bonzes (équivalents des moines), vêtues d’une tunique orange (bleu-mauve pour les tout jeunes) marchent autour des trois statues de Bouddha représentant celui du passé, du présent et du futur. Ils scandent le nom de ces trois êtres formant une mélodie envahissant le temple où nous nous trouvons. Imperturbables, ces personnes dévouées à la cause spirituelle continuent leur rite sous l’œil des touristes, émerveillés, touchés et respectueux pour certains, attirés uniquement par ce qu’ils perçoivent comme un spectacle pour d’autres.

Il existe, selon moi, une différence entre découverte, échange culturel et simple voyeurisme… Les premières visent à connaître, partager et comprendre l’autre sans y apporter une critique directe. La seconde consiste d’abord à la comparaison avec notre culture et à la critique, souvent railleuse, parfois sardonique.

Reprenons le cours de notre visite, dans les jardins de ce lieu de culte. Dans un pavillon, une voiture marque l’attention. C’est celle du premier bonze Vietnamien, Thich Quang Duc. En juin 1963 il quitta Hué pour se rendre à Saigon, dans le sud, avec ce véhicule. Là-bas, il s’immola par le feu pour protester contre les répressions faites aux bouddhistes. Cela précipita la chute du régime de Diem, sous influence américaine.

De nos jours, tout le monde peut, s’il le souhaite, devenir bonze et « entrer dans les ordres ». Les bonzes ne portent aucun a priori sur autrui ; beau, disgracieux, petit, grand, mince, corpulent, qu’importe son passé, chacun peut suivre les préceptes Bouddhiste et partager cet engagement avec les bonzes.

Quittons ce lieu spirituel imposant et plein de sens pour découvrir le village où nous allons œuvrer.

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